I´m sorry, Troy Anthony Davis.
"No human is an island,
Entire of itself.
Each is a piece of the continent,
A part of the main.
If a clod be washed away by the sea,
Europe is the less.
As well as if a promontory were.
As well as if a manor of thine own
Or of thine friend's were.
Each human's death diminishes me,
For I am involved in humankind.
Therefore, send not to know
For whom the bell tolls,
It tolls for thee."
Un des souvenirs les plus marquants que j´aie des Etats-Unis concerne une discussion sur la peine de mort avec une jeune fille de mon âge environ. C´était en Californie, j´avais 15 ans à l´époque, et tandis que je regardais ses yeux, brillants de vitalité et de ces milliers de petits feux synonymes de beauté répétée, je ne pouvais comprendre comment la vie pouvait justifier une mort programmée, un concert de mains abaissant le rideau et laissant cette scène à jamais vide, résonnant seulement du tintement métallique des échos sans substance.
Je croyais que le feu de mes mots signifiait tout, vous comprenez, lorsque mon âme explosa et lui affirma que la peine de mort était la négation de toute vie, parce que personne, non, rien ni personne ne peut prédire le chemin que prendront les gens au cours de leur vie, et qu´il n´est jamais écrit que quelqu´un ne peut pas changer. Jamais, serais-je même capable de sentir l´âme des personnes sur le bout des doigts, jamais, s´agirait-il même du pire monstre humain ayant existé.
Jamais. C´est là la grandeur particulière de l´essence humaine, à la fois le choix et la grâce de chaque instant qui nous échoit. Merci à toi de me l´avoir appris dans le sein de mon coeur au-delà des questionnements philosophiques sur Goering, Himmler, Tojo et le soldat anonyme de Nankin, I. Merci de m´avoir montré à quel point une vie humaine s´étire et se dilate dans tous les sens et n´a ni début, ni fin. Même lorsque la douleur appelle le sang.
Troy Davis. Innocent (or not), he was not guilty. Not guilty of a conscious, rational choice, drawn out over 20 agonizing years, over 4 torturing hours, to watch into the eyes of a living, sentient human being, eyes so like our own, and say: I´ll let you die.
I wish us all to always know Donne´s grain of sand.
Edited to add: To Alireza Molla-Soltani. May your memory be beloved forever. May the world and Iran soon find the peace that didn´t come on this day, of all days, nor any other so far.
Sep 21, 2011
Car il sonne pour toi.
Publicado por
Goéland en chef
en
10:19 PM
Etiquetas: Death penalty, like hell for the living, our life is song and fire
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